Des hommes sans loi : critique avant-première (2012)
Présenté au dernier Festival de Cannes, "Lawless" en version originale ne sort que maintenant sur nos écrans. Ne manquant pas d’atouts outre un casting 4 étoiles, il a l’honneur d’ouvrir le bal des critiques de cette rentrée 2012 !

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Date de sortie : 12 Septembre2012
Condition de projection : Vost 2D
Synopsis : 1931. Au cœur de l’Amérique en pleine Prohibition, dans le comté de Franklin en Virginie, état célèbre pour sa production d’alcool de contrebande, les trois frères Bondurant sont des trafiquants notoires : Jack, le plus jeune, ambitieux et impulsif, veut transformer la petite affaire familiale en trafic d’envergure. Il rêve de beaux costumes, d’armes, et espère impressionner la sublime Bertha… Howard, le cadet, est le bagarreur de la famille. Loyal, son bon sens se dissout régulièrement dans l’alcool qu’il ne sait pas refuser… Forrest, l’aîné, fait figure de chef et reste déterminé à protéger sa famille des nouvelles règles qu’impose un nouveau monde économique. Lorsque Maggie débarque fuyant Chicago, il la prend aussi sous sa protection. Seuls contre une police corrompue, une justice arbitraire et des gangsters rivaux, les trois frères écrivent leur légende : une lutte pour rester sur leur propre chemin, au cours de la première grande ruée vers l’or du crime.
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Al Capone, le trafic d’alcool, Bonnie et Clyde , la Prohibition nous évoque plusieurs symboles. Et c’est dans ce cadre que se déroule ce film, suivant le destin de 3 frères trafiquants d’alcool, confrontés à la police locale. Mais à l’époque, on règle les problèmes pistolets aux poings et toute agression se traduit par une violente vengeance. Ici, cela se traduit par un film assez violent, parfois choquant, mais le tout reste bien dosé et sert admirablement le récit.
De plus, le réalisateur John Hillcoat ne tombe pas dans l’ultra violent, car il parvient à parsemer son bébé de petits moments d’humours ou décalés, parfois dans le jeu d’acteur, mais totalement assumé rendant le long-métrage, malgré une histoire dure et des scènes difficiles, agréable à regarder. La réalisation est enfin très soignée, sans excès et raffinée, parvenant donner un rôle consistant à Shia LaBeouf et à Tom Hardy, dans un tout autre registre de "Transformers" pour l’un et du dernier "Batman" pour l’autre.
Mais fini les compliments, c’est maintenant le paragraphe qui casse ! On peut reprocher au film un démarrage un peu poussif et quelques moments sans rythmes du à un scénario qui pourrait être plus consistant, mais peut être le plus grand regret viendra dans le fait que les deux rôles féminins, campées par Mia Wasikowska et Jessica Chastain manquent d’une réelle consistance et auraient pu avoir une plus grande place.
Néanmoins, ce film vaut le coup d’œil pour une interprétation de grande qualité (Tom Hardy encore très bon), un ton passant du violent au léger d’un coup de fusil et une plongée dans la période de la Prohibition réussie.
[Peut être plus destiné à un public masculin]
8/10
Publié le septembre 2, 2012, dans Critiques et tagué action, allocine, arme, avant-premieres, avis, blogueur, cannes, critique, festival, film, hommes, hommes sans loi, Jessica Chastain, John Hillcoat, loi, Mia Wasikowska, opinion, Prohibition, Shia LaBeouf, Tom Hardy. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.


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